BBC : les 7 clés
Entre les bâtiments simplement conformes aux exigences réglementaires actuelles et les maisons à énergie positive, c’est-à-dire celles qui produisent plus d’énergie qu’elles n’en consomment, il existe une troisième voie qui est, dès aujourd’hui, techniquement et financièrement accessible : les bâtiments économes en énergie ("basse consommation" ou "basse énergie").
Du confort en plus
Ces bâtiments qui affichent une consommation annuelle de 40 à 80 kWh/m2 (4 à 8 l équivalent fioul/m2) séduisent d’abord par le confort qu’ils apportent. L’amélioration de l’isolation et de la ventilation procurent un grand confort thermique, hiver comme été, élimine les problèmes d’humidité, d’odeurs, de bruit et offre la possibilité de filtrer les particules allergènes tels que le pollen et les poussières urbaines.
Des économies dès la première année
Les bâtiments économes en énergie sont aussi plus rentables. La basse énergie génère certes un surcoût d’investissement, en rénovation ou en construction neuve, de 5 à 15 % selon les solutions techniques retenues. Mais en divisant les factures de chauffage par deux à trois pour les bâtiments neufs et par six à huit pour les réhabilitations, l’investissement réalisé entraîne dès les premières années une économie sur les charges.
Dans de nombreux cas, en faisant un emprunt à 5 % sur 20 ans pour financer les travaux de rénovation « basse énergie », les économies annuelles générées sont supérieures à l’annuité de remboursement et cela dès la première année. Sans compter que vivre dans un bâtiment « basse énergie » c’est aussi être moins dépendant de la hausse du prix de l’énergie. On estime à 2000 euros par an l’économie de charges pour une maison individuelle d’environ 100m2.
De la valeur ajoutée au bien immobilier
La valeur d’un bâtiment va de plus en plus dépendre de ses performances énergétiques. Un bâtiment construit ou rénové aujourd’hui au niveau « basse énergie » (classe A) ne nécessitera aucune réhabilitation thermique lourde avant plusieurs décennies (environ 40 ans) alors qu’un bâtiment construit ou rénové selon les standards actuels devra faire l’objet d’une mise à niveau thermique au bout de 20 ans. En cas de vente ou de location, la valeur d’un bâtiment économe en énergie sera donc plus élevée que celle d’un bâtiment conventionnel.

La chasse au gaspi : quelques conseils
Habiter une maison basse consommation c’est bien. Accomplir les éco-gestes qui vont avec c’est indispensable. Economiser l’énergie et l’eau, trier, valoriser ou composter les déchets, c’est une affaire d’équipements, de comportements, d’habitudes et d’organisation.
Gare à l’étiquette énergie
Cette étiquette énergie figure sur les réfrigérateurs et les congélateurs, les fours, les lave-linge, les lave-vaisselle et les ampoules électriques. Son échelle est cotée de A, A+ et même A++ (pour les appareils les plus économes) à G, pour les plus énergivores.
Consommation divisée par 4
L’économie est particulièrement importante pour les appareils producteurs de froid, gros consommateurs d’énergie. Vous pouvez diviser leur consommation électrique par trois en choisissant un appareil classé A au lieu de C. Les ampoules basse consommation vous permettent de diviser par quatre vos dépenses d’éclairage. Pour les ordinateurs et leurs accessoires, fiez-vous au logo Energy Star qui indique que le matériel est économe en énergie.
Quelques conseils pour bien profiter des avantages d’un logement économe en énergie
| En hiver La température doit être de 19 °C, pas plus. La très bonne isolation du bâtiment et la qualité des fenêtres permettent un bon confort à 19 °C. C’est important de respecter cette température parce que, pour chaque degré de plus dans votre logement, votre consommation de chauffage et donc l’émission de gaz favorisant le changement climatique, augmentent de 15 % ! N’occultez jamais les bouches de soufflage ou de reprise d’air. Il n’y aurait plus de renouvellement d’air dans votre logement (ce qui pourrait être dangereux pour votre santé et dégrader le bâtiment). La journée, si vous vous absentez, laissez ouverts les volets côté sud afin de profiter des apports de chauffage gratuits du soleil. En été Il faut prendre garde de ne pas faire entrer la chaleur dans le logement. Pour cela, il faut impérativement : ouvrir vos fenêtres en grand les nuits d’été pour évacuer la chaleur emmagasinée dans le logement en cours de journée et profiter de la fraîcheur nocturne. Arrêter et débrancher tous les appareils électriques dont vous n’avez pas besoin, même à l’arrêt, ils peuvent consommer de l’électricité (veille) et chauffer le logement. Utiliser plutôt de courtes douches que des bains, cela apportera moins de chaleur au logement. Fermer les volets en journée pour éviter la pénétration du soleil. Végétaliser les abords du logement quand c’est possible pour limiter la réverbération du soleil et l’accumulation de la chaleur. |




